Découvrez les différents types de moustiques en france

Par Louis-Marie Masson

Publié le 23/01/2026

Découvrez les différents types de moustiques en france

Les moustiques ne se ressemblent pas tous et ils n’ont pas le même comportement. Pour mieux se protéger, il faut savoir reconnaître les différents moustiques présents en France, comprendre où ils vivent et ce qu’ils peuvent transmettre. Ce guide clair et pratique vous aide à identifier les espèces les plus courantes, à distinguer leurs signes visuels et à adopter les bons gestes pour limiter les piqûres et les nuisances.

💡 À retenir

  • En France, environ 60 espèces de moustiques sont recensées.
  • Les moustiques peuvent transmettre des maladies comme le virus West Nile et le chikungunya.
  • La prévention passe par des méthodes comme l’élimination des eaux stagnantes.

Les types de moustiques en France

En France métropolitaine, on recense environ 60 espèces, regroupées en grands genres comme Culex, Aedes, Anopheles, Culiseta ou Coquillettidia. Chaque groupe a ses préférences d’habitat, ses horaires d’activité et son potentiel de nuisance. Comprendre ces familles aide à différencier les différents moustiques et à mieux cibler les actions de prévention.

Le moustique commun des maisons, Culex pipiens, est surtout nocturne et se développe dans les eaux stagnantes riches en matière organique, y compris en milieu urbain. Le moustique tigre, Aedes albopictus, très diurne et agressif, profite des petites eaux propres de nos jardins et balcons. Certains Anopheles, plus discrets, préfèrent les zones humides naturelles et sont reconnaissables à leur posture inclinée au repos. Dans les Outre-mer, d’autres espèces comme Aedes aegypti sont importantes, mais en métropole, Aedes albopictus reste l’espèce invasive la plus surveillée.

Moustiques communs

  • Culex pipiens (moustique commun) : actif surtout la nuit, bourdonnement discret, vecteur possible du virus West Nile chez l’homme et le cheval.
  • Aedes albopictus (moustique tigre) : rayures noires et blanches, pique le jour, impliqué dans des transmissions locales de dengue et chikungunya.
  • Anopheles spp. : posture oblique au repos, pièces buccales visibles, quelques cas autochtones de paludisme peuvent survenir épisodiquement.
  • Coquillettidia richiardii : vit dans les roselières, larves fixées aux plantes, peut provoquer des nuisances intenses près des zones humides.
  • Culiseta spp. : espèces de milieux plus frais, souvent actives en soirée, rôle épidémiologique limité mais nuisances locales.

“Le moustique tigre s’est adapté aux milieux urbains en exploitant les plus petites réserves d’eau. Une simple soucoupe de pot de fleur suffit pour une génération complète.” Dr L. Martin, entomologiste médical

Selon la saison et la région, la composition des populations change. Au printemps et en été, les différents moustiques se relaient, avec un pic d’activité du moustique tigre en journée et du moustique commun la nuit. Près des zones humides naturelles, des émergences massives peuvent survenir après des crues ou de fortes pluies.

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Identification des moustiques

Identification des moustiques

L’identification se fait d’abord à l’œil nu. La taille, la couleur, les rayures, l’heure de piqûre et la posture au repos donnent de précieux indices pour distinguer les différents moustiques. Par exemple, le moustique tigre présente des rayures blanches nettes sur fond noir, alors que Culex pipiens est plutôt brun à uniforme, sans motif contrasté.

Le comportement aide aussi. Si un moustique vous tourne autour en pleine journée, dehors ou dans une véranda ensoleillée, pensez à Aedes albopictus. S’il apparaît surtout la nuit dans la chambre, le coupable est souvent Culex pipiens. Observez aussi la posture : les Anopheles reposent le corps en biais, abdomen relevé, tandis que Culex et Aedes gardent le corps plus horizontal.

Caractéristiques distinctives

  • Aedes albopictus : pattes annelées noir et blanc, ligne blanche sur le thorax, activité diurne, piqûres souvent aux chevilles et jambes.
  • Culex pipiens : coloration brune uniforme, vol discret au crépuscule et la nuit, repos sur les murs intérieurs.
  • Anopheles spp. : position inclinée au repos, ailes parfois tachetées, activité crépusculaire et nocturne.
  • Mâles vs femelles : les mâles ont des antennes plumeuses, femelles plus fines, ce sont elles qui piquent.

Astuce photo pour identifier un spécimen : capturez-le délicatement sous un verre, glissez une carte blanche derrière, puis prenez une photo nette avec un objet de taille connue à côté, comme une pièce de monnaie. Cette image aidera à comparer les motifs visibles avec des fiches d’identification. Privilégiez toujours la prudence pour éviter les piqûres.

Les lieux de ponte donnent aussi des indices. Les petits contenants propres exposés à l’extérieur signalent souvent Aedes albopictus. Les eaux stagnantes plus organiques, bassins mal entretenus ou regards engorgés, favorisent Culex. Retrouver ces sites aide à comprendre quels différents moustiques fréquentent vos abords et à agir au bon endroit.

Impacts des moustiques sur la santé

Les piqûres provoquent démangeaisons, rougeurs et, chez certaines personnes, de fortes réactions locales voire des oedèmes. Le grattage peut entraîner des surinfections cutanées. Les animaux de compagnie ne sont pas épargnés : certaines espèces transmettent des parasites comme la dirofilariose chez le chien, et des virus pouvant toucher les équidés.

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Sur le plan épidémiologique, la France connaît des épisodes limités mais réels. Le virus West Nile circule certaines années, surtout autour de la Méditerranée, avec des cas humains et équins. Aedes albopictus peut assurer une transmission locale de la dengue ou du chikungunya lorsque des voyageurs viremiques introduisent le virus. Le paludisme autochtone reste exceptionnel mais peut survenir de façon sporadique dans des contextes particuliers.

Statistiques sur les maladies transmises

  • Des foyers de dengue autochtones sont signalés chaque année récemment, souvent quelques dizaines de cas localisés en fin d’été.
  • Le virus West Nile réapparaît par vagues, avec des cas chez l’homme et le cheval dans le sud, selon les conditions climatiques.
  • Des cas importés de dengue, chikungunya et paludisme sont détectés chaque année, alimentant le risque de transmission locale là où Aedes albopictus est implanté.

La clé est de limiter les contacts moustiques-humains dans les zones colonisées par Aedes albopictus et de surveiller les symptômes après un voyage tropical. Si fièvre, douleurs articulaires ou éruption apparaissent dans les jours suivant des piqûres, consultez rapidement et mentionnez vos expositions.

Comprendre comment se comportent les différents moustiques permet d’anticiper les heures et lieux à risque. Les protections personnelles et la réduction des gîtes larvaires restent les moyens les plus efficaces pour diminuer à la fois la nuisance et le risque sanitaire.

Prévention et contrôle

La lutte contre les moustiques commence chez soi. La règle d’or tient en trois mots : élimination des eaux stagnantes. Une femelle peut pondre dans une simple capsule de bouteille, et en quelques jours la larve devient adulte. Inspectez balcon, terrasse et jardin chaque semaine et videz tout contenant inutile.

Pour les zones qu’on ne peut pas vider, comme un récupérateur d’eau, utilisez une moustiquaire fine sur l’ouverture et veillez à une fermeture parfaite. En cas de prolifération locale, un traitement larvicide à base de Bacillus thuringiensis israelensis (Bti) peut être envisagé, en suivant scrupuleusement les indications. L’usage d’insecticides de surface doit rester ponctuel et ciblé.

Louis-Marie Masson

Louis-Marie Masson, passionné par le bien-être, partage sur mon blog des conseils pratiques pour améliorer notre santé au quotidien. Mon objectif est d'inspirer chacun à adopter un mode de vie sain et équilibré. Rejoignez-moi dans cette aventure vers une meilleure santé !

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