L’orthodontie attire les esprits minutieux et les passionnés de santé. Entre rigueur scientifique, gestes techniques et suivi au long cours des patients, la discipline offre un parcours exigeant mais porteur. Ce guide clarifie l’essentiel d’une étude orthodontiste, de la formation aux débouchés, avec des conseils concrets pour s’orienter. Vous y trouverez aussi des tendances du marché et des retours de terrain pour décider en toute confiance.
💡 À retenir
- Le nombre d’années d’études nécessaires pour devenir orthodontiste
- Statistiques sur le marché de l’emploi pour les orthodontistes en France
- Taux de satisfaction des professionnels en orthodontie
Étude orthodontiste : bases et enjeux
Le terme étude orthodontiste recouvre à la fois le cursus pour y parvenir et le cœur du métier. L’orthodontie traite les malpositions dentaires et les dysmorphoses des bases osseuses pour améliorer fonction, esthétique et santé bucco-dentaire. La discipline combine diagnostic précis, planification thérapeutique et pilotage de traitements sur plusieurs mois.
On y travaille autant la relation avec l’enfant et sa famille que la précision des actes. L’étude orthodontiste demande des qualités de communication, une excellente dextérité, un goût pour l’imagerie et un esprit analytique pour lire modèles, radiographies et scans 3D.
Qu’est-ce qu’un orthodontiste ?
L’orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialiste de l’orthopédie dento-faciale (ODF). Il évalue la croissance maxillo-faciale, corrige les malocclusions et coordonne le parcours avec omnipraticiens, ORL, logopèdes et chirurgiens maxillo-faciaux lorsque nécessaire. Ses outils vont des multibagues aux gouttières transparentes, en passant par l’expansion, les mini-vis d’ancrage et parfois la chirurgie orthognathique.
Exemple concret. Lucas, 13 ans, présente une Classe II avec encombrement. Un appareillage fixe bimaxillaire, porté 18 mois, corrige la relation molaire et aligne les arcades. En parallèle, des élastiques de Classe II guident l’occlusion. Suivi mensuel, hygiène surveillée, contention à l’issue. Comme souvent, le succès s’appuie sur un protocole clair et une adhésion du patient. Témoignage terrain: “Le plus gratifiant, c’est le sourire final et le gain fonctionnel”, confie le Dr Aïcha L., orthodontiste en région lyonnaise.
Formation pour devenir orthodontiste
En France, l’étude orthodontiste suit le parcours des études odontologiques, puis une spécialisation. Comptez un minimum de 9 ans après le baccalauréat: six années pour le Diplôme d’État de chirurgien-dentiste, puis trois années d’internat menant au DES d’orthopédie dento-faciale (DES ODF). Selon le parcours et la réussite aux concours, le trajet peut s’étendre à 10 ans.
Le concours de l’internat en odontologie sélectionne pour la spécialité ODF. La formation spécialisée associe cours avancés, stages hospitaliers, encadrement clinique, recherche et mémoire. Les étudiants se forment aux techniques multi-attaches, aligneurs, ancrages squelettiques, planification numérique, photographie clinique et traçages céphalométriques. Une étude orthodontiste réussie exige rigueur scientifique et pratique régulière sur simulateur puis au fauteuil.
Les étapes de la formation
- Accès via PASS/LAS puis entrée en odontologie. Cycle de 6 ans menant au Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire.
- Concours de l’internat en odontologie en fin de 5e/6e année. Choix de la spécialité ODF selon le rang de classement.
- Trois ans de DES ODF: stages hospitalo-universitaires, garde, activité clinique encadrée, séminaires, mémoire.
- Validation de la thèse, obtention du DES, inscription à l’Ordre en tant que spécialiste.
- Formations complémentaires possibles: imagerie 3D, aligneurs, TADs, gestion et organisation du cabinet.
Conseils pratiques. Visez tôt une solide base en biomécanique et imagerie, entraînez-vous au traçage céphalométrique, suivez des options en croissance cranio-faciale. Multipliez les stages chez des spécialistes, demandez à observer des séances complètes, de la première consultation à la pose de contention. En 5e année, préparez le concours avec un calendrier précis, des annales et un groupe de travail.
Étude de cas étudiant. Zoé, 22 ans, s’entraîne dès la 4e année sur des cas simulés, réalise des stages d’été en cabinet d’ODF, puis intègre l’internat. En 2e année de DES, elle mène des plans de traitement numériques et pilote des cas simples sous supervision. À la fin de son DES, sa courbe de compétences et son réseau facilitent une collaboration en libéral dès la sortie.
Débouchés professionnels

Le marché français est attractif pour les spécialistes ODF. On recense autour de 3 000 orthodontistes inscrits en tant que spécialistes, avec des besoins marqués hors grandes métropoles. Les listes d’attente restent fréquentes, surtout pour les adolescents, reflet d’une demande soutenue et d’une offre inégalement répartie.
Les modèles d’exercice se diversifient. Plus de 85 % des orthodontistes travaillent en libéral, en cabinet individuel, en association ou en centres. Des postes existent en hospitalo-universitaire pour ceux qui aiment l’enseignement et la recherche. Le taux d’insertion après spécialisation est très élevé, supérieur à 95 % selon les données professionnelles disponibles.
Les différents secteurs d’activité
- Cabinet libéral ou de groupe: activité clinique majoritaire, forte autonomie, investissement matériel et organisation d’équipe.
- Centres de santé: statut salarié, cadre structuré, amplitude horaire définie, moins de gestion administrative.
- Hôpital-CHU: soins spécialisés, multidisciplinarité, cas complexes, participation à l’enseignement et à la recherche.
- Enseignement et recherche universitaire: encadrement d’internes, projets scientifiques, publications.
- Industrie et medtech: conseil scientifique, formation clinique, R&D en aligneurs, imagerie et logiciels.
Témoignage carrière. “J’ai commencé en collaboration à Bordeaux, puis je me suis associée après deux ans. La patientèle s’est construite grâce aux correspondants et au bouche-à-oreille”, partage le Dr Marc P., spécialiste ODF. Tendance de fond: digitalisation des flux, empreintes optiques, planification 3D, aligners plus accessibles. La télé-expertise progresse, tout en restant encadrée pour conserver la qualité du suivi.
Pour optimiser son insertion, soignez vos relations avec omnipraticiens, orthophonistes, ORL et chirurgiens maxillo-faciaux. Un dossier de présentation clair, des délais maîtrisés et une communication simple sur les plans de traitement renforcent la confiance et le flux d’orientation. L’étude orthodontiste débouche ainsi sur des collaborations durables et un exercice varié.
Salaire et perspectives de carrière
La rémunération varie selon le mode d’exercice, la région, l’expérience et l’organisation du plateau technique. En début de carrière salariée ou en collaboration, comptez souvent 3 500 à 5 500 € net/mois selon l’activité et le temps de travail. En libéral établi, avec un agenda plein et une équipe rodée, les revenus nets avant impôt se situent fréquemment entre 8 000 et 15 000 € net/mois, avec des écarts selon le niveau d’investissement et la maîtrise des charges.
Les charges d’un cabinet spécialisé sont significatives, portées par l’équipement, les consommables, la stérilisation, les logiciels et la masse salariale. Une bonne organisation des rendez-vous, la standardisation des protocoles et l’usage pertinent du numérique améliorent la productivité sans sacrifier la qualité. Côté qualité de vie, les enquêtes professionnelles rapportent un taux de satisfaction de 85 à 90 %, nourri par la relation au long cours, l’impact visible des traitements et la possibilité de s’organiser.
Évolution du salaire
- Période d’installation ou de collaboration: montée en charge progressive, hausse d’activité de 15 à 30 % la 2e année avec un réseau d’adressage solide.
- Palier de maturité vers 3 à 5 ans: agenda optimisé, équipe stable, mix thérapeutique adapté à la patientèle.
- Effet du digital: planification 3D, scanners et aligneurs améliorent le flux, tout en exigeant un suivi rigoureux et un contrôle des coûts labo.
- Développement: ouverture d’un second fauteuil, élargissement des plages horaires, intégration d’un collaborateur pour lisser la demande.
- Gestion: pilotage d’indicateurs simples taux de rendez-vous tenus, durée de traitement, coûts consommables pour sécuriser la marge.
Conseils de progression. Formez-vous en continu sur les techniques avancées et la biomécanique. Structurez des protocoles de contention robustes pour limiter les rechutes et les rendez-vous imprévus. Clarifiez les consentements éclairés et l’éducation à l’hygiène pour gagner du temps clinique. Une étude orthodontiste, bien pensée dès les premières années, construit un exercice pérenne et aligné avec vos objectifs personnels et scientifiques.